Accouchement La vie de maman

Après l’accouchement, la rééducation

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Le 11 avril 2017, j’ai mis au monde, par voie basse, un beau bébé de 3,7 kg. Et par la même occasion, j’ai mis à mal mon périnée. Depuis, je m’efforce de lui redonner un peu de tonus, sans grand résultat.

Le périnée, quèsaco ?

Il s’agit d’un ensemble de muscles et de tissus qui s’étendent du pubis jusqu’à l’ossature du bassin et qui ont pour rôle de soutenir les organes tels que le vagin, la vessie et le rectum.

Au cours de la grossesse, l’utérus grossit et pèse sur le périnée. Lors de l’accouchement, le vagin s’élargit et les tissus qui composent le périnée se relâchent. Le périnée perd donc de sa tonicité, ce qui peut entraîner des troubles immédiats : fuites urinaires lors des efforts, de la toux ou du rire, sensation de gêne et pesanteur sur le périnée, etc.

À long terme et en l’absence de soins, des complications telles qu’une incontinence urinaire ou un prolapsus (aussi appelé « descente d’organe ») peuvent apparaître.

Bien sûr, peu de femmes ont conscience de ces éléments avant d’accoucher. Certaines ont vaguement entendu parler du périnée lors de leur grossesse, car on leur a conseillé de le masser avant l’accouchement pour le détendre et ainsi faciliter le passage du bébé. Ce que j’ai fait, bonne élève que je suis ! Malheureusement, vu comment s’est passé mon accouchement, ça n’a pas été d’une grande aide et ça ne m’a pas évité l’épisiotomie que je redoutais tant. Shit!

La rééducation périnéale

Lors de la visite postnatale, le gynécologue ou la sage-femme teste la tonicité du périnée. En fonction du résultat, il/elle prescrit des séances de rééducation du périnée.

Plusieurs méthodes peuvent alors être envisagées :

La technique manuelle qui consiste, lors d’un toucher vaginal, à prendre conscience de la contraction afin de renforcer et tonifier le périnée. Il permet d’apprendre le verrouillage périnéal, c’est-à-dire à contrôler le périnée lors d’efforts abdominaux importants.

Le biofeedback qui permet, grâce à une sonde vaginale ou des capteurs externes, d’enregistrer les contractions et le relâchement du périnée. Objectif : visualiser le travail musculaire.

L’électrostimulation qui utilise aussi une sonde, mais qui provoque des contractions musculaires grâce à des petites impulsions électriques.

Personnellement, j’ai tout testé ! J’ai commencé la rééducation avec une première kinésithérapeute, mais j’ai voulu changer après trois séances. La prise en charge ne me convenait pas puisque j’étais abandonnée à mon triste sort une fois la sonde installée. D’ailleurs, c’était extrêmement douloureux tant mes tissus étaient tendus après l’épisiotomie.

Je me suis donc tournée vers une kinésithérapeute spécialisée en urogynécologie qui exerce dans un centre dédié aux femmes et aux bébés. Elle m’a écoutée, a pris en compte ma douleur et nous avons débuté par la technique manuelle, pour essayer de détendre les tissus. En parallèle, elle m’a montré les exercices à réaliser à la maison, car la rééducation demande beaucoup de travail « personnel ». Puis, pendant les séances, nous avons alterné entre le manuel, le biofeedback et l’électrostimulation.

Après plus de quinze séances et un travail assidu à la maison, les progrès n’étaient pas flagrants et les douleurs persistaient. La kiné m’a alors conseillé de voir une ostéopathe formée aux techniques par voies internes et gynécologiques, car j’étais encore gênée par mon coccyx. Or, tout est lié et renforcer des muscles périnéaux sur un bassin asymétrique n’a pas vraiment d’efficacité.

Bilan après trois séances d’ostéopathie : toujours des douleurs dans cette zone, sans savoir si elles proviennent vraiment du coccyx ou du sacrum ! J’avais déjà vu deux ostéopathes après l’accouchement qui étaient arrivées à la même conclusion.

Je crois donc qu’il faut laisser le temps au temps et espérer que mon corps se remette tout seul avant de reprendre la rééducation du périnée. C’est ce que nous avons conclu avec ma kiné. En attendant, j’essaie de faire quelques exercices à la maison pour ne pas perdre le petit bénéfice du travail déjà effectué…

La gymnastique abdominale hypopressive

Avec ma kiné, j’ai aussi entamé une rééducation abdominale en raison d’un léger diastasis, c’est-à-dire un écartement des muscles grands droits de l’abdomen. J’ai suivi le concept ABDO-MG® de STIMED basé sur le souffle afin de récupérer une sangle abdominale compétente et d’adopter de bons réflexes.

Sachez-le, les exercices abdominaux classiques sont très mauvais pour le périnée à plus ou moins long terme, car ils augmentent de façon importante la pression intra-abdominale. Moi qui en ai toujours fais beaucoup, ceci explique peut-être cela !

Bah dis donc, si j’avais su tout ça avant de tomber enceinte… j’aurais quand même fait un bébé ! 😂 Blague à part, la rééducation est contraignante et surtout, je ne m’attendais pas à avoir autant de travail… Car tout le monde se garde bien d’en parler ! Après, certaines femmes retrouvent un bon périnée après 10 séances de rééducation, voire n’ont même pas besoin d’en faire. Ce que je regrette vraiment, c’est de ne pas être allée voir ma kiné (et surtout qu’on ne me l’ai pas conseillé !) avant d’accoucher, car j’aurais pu déjà connaître l’état de mon périnée et mieux préparer l’accouchement, notamment en apprenant à le détendre. Parce que si ça se trouve, mon périnée était déjà faiblard avant le passage de mini M. et je suis maintenant au max de mes capacités ! Bon, ça m’étonnerait quand même !

 

Et vous, avez-vous eu besoin de rééducation ? Avez-vous souffert ou souffrez-vous toujours du coccyx ? Allez, dites-moi que je ne suis pas seule !

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3 Commentaires

  • Moaman
    2 janvier 2018 at 12 h 34 min

    Désolé pour toi ! Je ne me doutais pas des soucis de périnée et de douleurs que pouvait causé une épisiotomie. Pour ma part, je trouve que le sujet du périnée est trop vite abordé pendant les cours d’accouchement. J’ai eu 2 accouchements par voie naturel, le 1er j’ai pas fait de rééducation et pour le 2eme j’ai eu de la chance qu’il n’est pas fait de dégâts comme disait ma sage femme, donc 10 séances ont suffi.
    J’espère que tu trouveras une solution efficace

  • Adeline
    9 janvier 2018 at 0 h 28 min

    Je suis à ma troisième séances avec une SF libérale et pour l’instant je n’ai eu que des exercices de contraction/respiration. Des exercices en externe que je trouve très léger, je ne trouve pas ca concret enfaite..?affaire à suivre, je suis un peu déroutée de lire l’ensemble des mamans utiliser des techniques bien plus ciblées et précises que moi. Je n’ai pas de douleur au coccyx, en revanche j’ai eu pas mal de douleurs aux os pelvien et bien sur à ma déchirure.. Merci la ventouse! J’ai également eu quelques fois comme une sensation de pesanteur. Mon petit à deux mois et demi, c’est encore tout frais! En ce qui concerne les abdos, je ne pense pas que je vais consulter un kiné pour ça.

    • Plume de maman
      10 janvier 2018 at 10 h 56 min

      Oui tu apprends les exercices pour contracter le périnée, c’est la base de la rééducation. Peut-être que tu n’as pas besoin d’une grosse rééducation et que ces exercices sont suffisants pour toi. Mais n’hésite pas à poser des questions à ta SF si tu as des doutes ou carrément à changer de praticienne ! Bon courage !

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