La vie de bébé La vie de maman

La diversification alimentaire : comment procéder ? #3

diversification-alimentaire

Suite de l’épisode « diversification alimentaire » ! Car à partir de 12 mois, quelques ajustements sont conseillés.

Petit déjeuner

Nous sommes passés au lait de croissance depuis les 12 mois de mini M. J’ai d’abord continué avec du lait en poudre, par habitude. Puis les vacances d’été ont été l’occasion de tester la version liquide toute prête. C’est évidemment plus pratique puisqu’il n’y a rien à faire, à part éventuellement le réchauffer un peu s’il sort du réfrigérateur ! Pour le choisir, j’ai feuilleté le livre « Le Bon Choix pour vos enfants » des éditions Thierry Souccar qui compare, rayon par rayon, les produits pour les 0-16 ans disponibles en grandes surfaces. Et j’ai opté pour le lait Candia Baby Croissance 3. Pour la quantité, ma pédiatre conseille 250 à 300 ml le matin (ou 240 à 270 ml pour la version en poudre). Il est possible d’y ajouter 2 cuillères à soupe de céréales 2âge avec gluten, mais nous n’en utilisons pas. En revanche, après le biberon, mini M. mange une tartine de pain (la plupart du temps complet ou de seigle) avec un peu de margarine. Parfois il a même le droit à quelques gouttes de jus d’orange fraîchement pressé ou industriel, mais « 100 % pur jus », sans sucre ajouté.

Déjeuner

Les protéines

J’expliquais dans un précédent article sur la diversification alimentaire comment nous avions procédé pour l’introduction des protéines. À 12 mois, il est conseillé d’en augmenter la quantité le midi avec au choix :

– 20 g de viande rouge, blanche ou d’abats (ça y’est bébé peut en manger !), soit 4 cuillères à café de viande mixée. La charcuterie doit en revanche être limitée, car elle contient trop de sel et de graisses saturées ;

– 20 g de poisson, frais ou surgelé, non pané, si possible 2 fois par semaine : 1 fois du poisson maigre (cabillaud, colin, merlan, sole, etc.) et 1 fois du poisson gras (saumon, maquereau, sardine, hareng). On peut aussi opter pour des fruits de mer ;

– ½ œuf cuit dur ou mollet.

La viande et le poisson peuvent être grillés (sans graisses cuites), bouillis avec les légumes ou cuits à la vapeur.

Les légumes

Ils peuvent tous être proposés. Il est possible d’utiliser des légumes surgelés, dont la qualité est au moins égale sinon supérieure à celle des « produits frais » de la grande distribution. Les légumes du potager familial restent une bonne alternative, à condition que leur culture soit raisonnée et que leur durée de conservation soit limitée.

Ma pédiatre conseille d’ajouter 2 cuillères à café d’huile végétale crue dans les légumes (colza, noix, soja et parfois olive, en évitant tournesol, maïs, pépins de raisin et arachide). De temps en temps on peut remplacer l’huile par 1 noisette de beurre cru ou 2 cuillères à café de crème fraîche non cuite.

Les fruits

À cela s’ajoute un dessert de fruits en utilisant des fruits bien mûrs, frais ou surgelés, crus ou cuits, écrasés, mixés ou en morceaux. Tous les fruits sont autorisés, y compris les fruits rouges, les kiwis et les fruits exotiques.

Goûter

J’ai fini par trouver un yaourt sans sucre ajouté au rayon bébé : le Nestlé « P’tit brassé » nature bio. J’alterne donc avec les fromages blancs natures sucrés HiPP. Puis mini M. prend une compote ou un fruit cru et un (ou deux !) biscuit (boudoir, petit beurre, biscuit à la cuillère, langue de chat). On peut sinon proposer une tartine à la place du biscuit (beurre, confiture, miel, etc.).

Dîner

Le soir, mini M. prend un biberon de lait de croissance (150 ml) suivi d’un petit pot de légumes/féculents. Là j’opte pour l’alternative industrielle, ce qui me permet de lui proposer des légumes que je ne cuisine pas forcément (comme l’artichaut, les petits pois, le maïs…) associés à des pâtes, du riz ou encore du quinoa. Car pour le midi, je mixe généralement les légumes avec de la pomme de terre. Bien sûr, il est important de jeter un œil à la composition de ces petits pots, car ils ne se valent pas tous. En dessert, je propose une compote ou un fruit cru en fonction de l’appétit.

Infos +

– Il faut encourager l’enfant à manger des morceaux (de légumes, de fruits, de fromage), à condition qu’il les prenne lui-même avec ses doigts dans une petite assiette. Généralement, il les refusera s’ils sont mélangés avec la nourriture mixée.

– On peut éviter la monotonie en jouant avec les épices dans les compotes (vanille, cannelle, cumin, etc.) et dans les légumes, la viande ou le poisson (cumin, curry, muscade, etc.) en évitant le poivre et le piment. Les herbes aromatiques (aneth, basilic, cerfeuil, ciboulette, coriandre, estragon, laurier, menthe, persil, romarin, sauge, thym, etc.) permettent également de varier les recettes en modifiant leur goût et de mettre de la couleur dans les plats. Enfin, un peu d’oignon, d’échalote ou même d’ail ajouté à la cuisson peuvent permettre de faciliter l’acceptation de certains légumes un peu fades.

– À partir de 12 mois, les fruits à coque peuvent être consommés (cacahuète, noix, noisette, amande, etc.). Mais attention, ils doivent être très finement écrasés ou incorporés dans des pâtisseries comme les biscuits, pour éviter le risque de fausse route.

– À cet âge, il est également possible de proposer toutes sortes de fromages, même les plus forts (15 à 20 g par jour).

– Les compotes à boire sont une belle invention pour aller ver l’autonomie de bébé ! Elles sont aussi plus pratiques pour un goûter à l’extérieur ou pour finir un repas compliqué avec un peu de calme. On peut même acheter une version réutilisable plus écologique dans laquelle on peut servir une compote « maison ».

– Si bébé rechigne à boire pendant la journée, notamment quand il fait chaud, n’hésitez pas à lui proposer de boire au verre. Ça pourrait l’amuser et le pousser ainsi à s’hydrater.

diversification-alimentaire

© MapleHorizons – Pixabay

Vous pourriez aussi aimer

Pas de commentaires

Laisser un commentaire