La vie de maman

Famille ou travail : faut-il vraiment choisir ?

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Il y a un an, je me lançais dans l’aventure de l’auto-entrepreneuriat en tant que rédactrice. Une façon pour moi de conjuguer vie de famille et activité professionnelle. Du moins, c’est ce que j’espérais…

D’un point de vue familial

Travailler à la maison présente, c’est vrai, certains avantages.

Premièrement, je ne perds pas de temps dans les transports (mon ancien job était à une heure de chez moi) et je m’épargne le stress de ce moment d’intimité avec des personnes dont l’incivilité m’insupporte. Sans parler de la saleté, des odeurs et autres joyeusetés qu’il faut supporter dans les transports en commun parisiens. Quand on a grandi à la campagne, dans le sud-ouest de la France, je peux vous dire que c’est très dur de s’y faire. En fait non, je crois que c’est impossible !

Deuxièmement, je peux m’organiser comme je veux et avoir le luxe d’étendre une machine entre l’écriture de deux paragraphes. J’ai plus de temps pour m’occuper de la maison, ce qui permet d’alléger nos week-ends en ce qui concerne les obligations domestiques.

Troisièmement, je suis plus disponible pour ma famille. Mini M. va chez une assistante maternelle quatre jours par semaine, de 8 h 30 à 17 h 30 au lieu de 8 h à 19 h si j’étais restée salariée. Je n’ai pas choisi de le garder moi-même, car travailler avec lui dans les parages, c’est mission impossible. Et je ne peux pas compter sur ses siestes qui sont très irrégulières et parfois très courtes. En tout cas, je crois que nous avons trouvé un équilibre familial qui nous convient. Mon mari, qui a des journées à rallonge, n’a pas besoin de se rendre disponible pour emmener et récupérer notre fils (même s’il le fait lorsque nous n’avons pas le choix) et je suis moins submergée que si j’avais dû gérer mon ancien poste, mon fils et la maison. Chaque soir, je peux prendre le temps de jouer avec mini M., de le laver et de lui donner à manger sans courir après la montre. Et ça c’est vraiment cool !

D’un point de vue professionnel

Forcément, si j’ai souvent le temps de lancer une machine ou de m’avancer sur les repas comme je le souhaite, c’est que je ne croule pas sous le travail ! Et c’est là que le bât blesse. Car se lancer à son compte en ne partant de rien, c’est prendre un risque. Pour l’instant donc, et depuis un an, mes clients, certes fidèles, ne suffisent pas. Malheureusement, dans la rédaction free-lance, il y a beaucoup de candidats et certains acceptent de travailler pour une misère. J’ai eu pas mal de contacts intéressants, mais qui ne se concrétisent pas. Et quand je prospecte, je n’ai bien souvent pas de réponse (ce qui a le don de m’énerver soit dit en passant !). Bref, ce n’est pas facile. Heureusement, comme j’ai quitté mon ancien job avec une rupture conventionnelle, je bénéficie (pour l’instant !) des allocations Pôle Emploi en complément de mes maigres revenus. Et puis, soyons honnêtes, mon mari assure pour nous deux. Clairement, sans lui, je ne me serais pas lancée.

Alors, quel avenir ?

Difficile de savoir ce que me réserve l’avenir et quel chemin il me faudra prendre.

Nous avons plusieurs couples d’amis où le papa exerce la même profession chronophage que mon mari (ils se sont tous rencontrés à l’école !), et j’observe deux sortes de mamans. Celles qui continuent de travailler « comme avant » et qui sont donc obligées d’employer des baby-sitters ou de faire appel aux grands-parents pour s’occuper des enfants après l’école. Et celles qui ont fait le choix de se consacrer à leur famille en devenant mères au foyer. Personnellement, aucun des deux schémas ne me convient. Je ne souhaite pas mettre de côté ma vie de famille, mais je ne suis pas non plus faite pour le métier de mère au foyer ! Car oui je pense que c’est un vrai métier ! Je l’expérimente tous les mercredis et je trouve ce poste très éprouvant avec des enfants en bas âge qui demandent beaucoup, beaucoup d’attention !

Je n’ai pas de grandes ambitions professionnelles, je ne suis pas carriériste. Si l’aventure de l’auto-entrepreneuriat devait s’arrêter, je souhaiterais « simplement » un poste près de la maison et des horaires fixes qui me permettraient de récupérer la marmaille à une heure décente. Et si je pouvais avoir mes mercredis et les vacances scolaires de libres, ce serait plus que parfait. Une utopie vous croyez ?

Voilà donc où j’en suis, dans le flou le plus total. L’auto-entrepreneuriat est un secteur difficile et j’avoue perdre un peu espoir. Peut-être qu’il faut simplement plus de temps pour développer une vraie activité. Reste que, d’un point de vue personnel, cela me paraît être la solution idéale dans notre schéma familial où monsieur a un métier très prenant. J’ai hâte de voir ce qui m’attend en 2019 !

Et vous, avez-vous réussi à trouver le parfait équilibre ?

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© Pexels – Pixabay

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