À 9 mois du bonheur Accouchement

Les (formidables) suites de couches

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Voilà, l’accouchement, c’est fait ! Plutôt mal fait pour moi, comme je le racontais dans un précédent article, et la suite des festivités n’est pas joyeuse non plus ! Ahhh, les suites de couches, quel bonheur (ou pas !).

Les lochies

Derrière ce nom pas très explicite se cachent tout simplement des saignements. Oui, après l’accouchement, on saigne. Beaucoup même ! Que l’on accouche par voie basse — avec ou sans épisiotomie — ou par césarienne, on est toutes logées à la même enseigne. C’est cadeau ! Maintenant que bébé est sorti, il faut faire le ménage dans ce qui a été sa maison pendant 9 mois (plus ou moins !) et donc expulser tous les résidus de la grossesse. Les lochies sont composées de sang, mais aussi de débris de muqueuse utérine et de sécrétions provenant de la cicatrisation.

En pratique, les lochies s’apparentent à des règles très abondantes. Au fil des jours, leur composition et donc leur aspect évoluent.

Personnellement, j’ai trouvé le temps très long, puisque je me les suis coltinées 6 bonnes semaines. Heureusement, les pertes diminuent au fur et à mesure, mais quand même ! Une protection reste toujours nécessaire et, quand on a la peau fragile comme moi, bonjour les irritations à la longue ! Alors il faut s’armer de patience et surtout de protections hygiéniques adaptées et autres culottes (ou « filets ») jetables, au moins au début. Bien évidemment, les tampons sont à proscrire, car ils pourraient transporter des germes et entraîner une infection.

Les douleurs en tout genre

Les tranchées

En voilà encore un nom barbare ! Alors qu’il s’agit simplement de contractions. Eh oui, on croit être débarrassée après l’accouchement, mais quand y’en a plus, y’en a encore ! Les tranchées, comparables à des douleurs de règles intermittentes, permettent à l’utérus de retrouver sa taille d’origine. Elles aident aussi à refermer les vaisseaux de l’utérus et à nettoyer celui-ci en expulsant les débris et caillots de sang liés à la grossesse (cf. les lochies !).

Apparemment, les tranchées sont plus douloureuses et nombreuses chez les femmes qui allaitent et après un 2e, 3e (et plus !) accouchement ! En ce qui me concerne, je les ai effectivement ressenties au moment d’allaiter (oui, j’ai allaité quelques jours !). À chaque tétée, les contractions apparaissaient. Je les ai trouvées assez fortes, même si pas vraiment douloureuses, mais plutôt désagréables.

L’épisiotomie

La douleur liée à mon épisiotomie est de loin la plus vive, celle dont me je serais vraiment passée, celle qui m’a fait verser beaucoup de larmes. Je ne connais pas l’étendue de la plaie, le gynécologue qui m’a accouchée ne m’a pas donné de détails. Et quand j’ai demandé, lors de la consultation postnatale, combien j’avais de points, mon gynécologue m’a répondu : « je ne sais pas, je ne les ai pas comptés ! » Il plaisantait bien sûr, c’est un gentil… Je pensais que ce serait écrit dans mon dossier médical, mais apparemment non, car cela n’a pas d’intérêt thérapeutique selon lui. Mouais, j’aurais bien aimé savoir quand même, c’est mon corps après tout !

La sage-femme qui est venue me rendre visite chez moi dans le cadre du Prado m’a dit que j’avais eu une grosse épisiotomie, mais que la cicatrice était belle. Ah bah je peux m’estimer heureuse alors ! 😒

Une grosse épisiotomie donc, qui m’a beaucoup gênée, à chaque mouvement : assise, allongée et même debout dans les premiers temps. À la maternité, difficile de marcher, de m’asseoir, mais aussi de me tourner dans le lit. Bref, une vraie galère. En plus, un œdème n’arrangeait rien et la solution du gynécologue pour le faire diminuer : s’asseoir dessus ! Un jeu d’enfant ! C’est ainsi que la poche de glace est devenue ma meilleure amie pour estomper un peu la douleur. Le plus efficace restant quand même les antidouleurs, et les plus fort possibles de préférence !

Pour favoriser la cicatrisation, je devais m’astreindre à une hygiène intime irréprochable. À moi le rinçage à l’eau après chaque passage aux toilettes et le nettoyage avec un savon doux 2 fois par jour. Puis le séchage par tamponnement avec de l’essuie-tout. Tout un programme ! Surtout quand ton nouveau-né ne te laisse pas plus de 30 secondes pour aller aux toilettes… 😂

Le coccyx/sacrum

Une douleur également handicapante pour s’asseoir avec laquelle je me bats toujours 8 mois après. J’ai consulté trois ostéopathes différentes et la gêne reste. Elle s’est amoindrie, mais est encore présente quand je m’assois dans certaines positions et surtout quand je me relève. Parfois, je me dis « tiens je n’ai plus mal » et l’instant d’après « ah bah si en fait ! ». Je ne sais pas combien de temps ça va durer…

Le retour de couches

Après 9 mois de tranquillité, loin des préoccupations menstruelles, il faut bien que la machine se remette en route… malheureusement ! Alors après les lochies, j’ai eu 2-3 semaines de répit et bim : retour de couches ! Des règles plus abondantes et d’une durée un peu plus longue que d’habitude, pour mon plus grand bonheur… 😭

D’une manière générale, je trouve que les suites de couches sont souvent passées sous silence. Et même si nous avions évoqué tous ces points pendant les cours de préparation à l’accouchement, je ne m’attendais pas à quelque chose de si dur. Ajoutez à cela une immense fatigue et vous obtenez une maman à fleur de peau qui a souvent craqué les premières semaines.

 

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© Jordan Whitt – Unsplash

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6 Commentaires

  • MamanDe4
    8 décembre 2017 at 14 h 08 min

    Merci pour ton article. J’y ai retrouvé mes précédentes suites de couches (que j’avais oubliées entre chaque enfant, donc pas tres sympa de les redécouvrir !). Et là, pour le 4eme, nickel ! Quasi rien de tout ça, à part les tranchées au début et ça change TOUT sur la forme qu’on a !
    Mais tu as raison, on en parle pas assez et c’est assez désagréable comme période !

    • Plume de maman
      8 décembre 2017 at 14 h 13 min

      Oh oui je trouve que c’est dur dur de se retrouver dans cet état !
      Contente que cela se soit mieux passé pour ton 4e !
      Merci pour ton commentaire 😉

  • Picou
    8 décembre 2017 at 22 h 06 min

    C’est sûr…mais aimerait on vraiment savoir tout ça avant??
    Je n’ai pas eu d episio mais une simple déchirure déjà bien pénible…et pour les tranchées je confirme – c’est bien pire la 2eme fois!

    • Plume de maman
      9 décembre 2017 at 14 h 45 min

      Ah ah tu me fais rêver avec les tranchées !
      Même si on ne peut jamais s’imaginer avant de le vivre, je crois que c’est bien de savoir que tout n’est pas rose les premiers temps 😉 Et que c’est normal !

  • Euridya
    6 janvier 2018 at 18 h 11 min

    Bonjour,

    Je me reconnais tellement dans cet article et dans celui de ton accouchement…
    Un très bon accoucheur, un vrai pro, mais côté humain plus mauvais. Il m’a fait très très mal tout le long, et il me disait « Ne mentez pas. Je ne fais rien », j’étais désemparé. Je pensais que le problème venait de moi..’. Après quelques heures, pour l’ accouchement recourt à la ventouse aussi et episiotomie.
    Les jours qui suivent sont horrible. le médecin pensent que c’est normal quand je dis que j’ai très mal. Puis lendemain, il voit une inflammation et un petit trou sur la cicatrice. (pas très grand, rien de très alarmant).
    Aujourd’hui, cinquième jours. J’aurais du sortir, mais du coup ils m’ont garder ici, au cas où…

    J’ai l’impression d’avoir pleurer tous les jours depuis que je suis à l’hôpital… Que le temps est interminable.
    Vivement la fin de se séjour à l’hôpital, que je puisse rentrer.

    En tout cas, contente pour toi que ça aille mieux 🙂

    • Plume de maman
      7 janvier 2018 at 15 h 33 min

      Oh ma pauvre, ça n’a pas dû être facile, je compatis et comprends ce que tu traverses.
      Tes pleurs sont justifiés, tu as mal, l’accouchement a été éprouvant et tu te sens sûrement incomprise… Sans parler des satanées hormones. Surtout n’hésites pas à en parler à qui tu peux et qui sauras t’écouter. Et si les douleurs persistent, consultes quelqu’un d’autre dès ton retour à la maison. Ne restes pas isolée. Dis-toi que ton bébé est là et que c’est le principal. Tout s’arrangera ne t’en fais pas. J’avais du mal à y croire, mais oui ça finit par aller mieux !
      Je t’envoie plein de bonnes ondes et plein de courage.
      Bises

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