La vie de maman

La culpabilité : un sentiment bien connu des parents !

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« J’aurais dû continuer l’allaitement », « je n’aurais pas dû hausser le ton »… Le sentiment de culpabilité surgit presque quotidiennement, encore plus lorsque nous sommes parents, et nous empoisonne la vie. Pourtant, si on sait l’apprivoiser, il peut nous aider à mieux nous connaître et nous affirmer.

Sur Instagram, Alexia, qui tient le compte @devenir_parent, a publié un post intitulé « Avant, je culpabilisais ». À travers un joli texte, elle explique comment elle a réussi à apprivoiser le sentiment de culpabilité. J’ai alors pensé à un article sur ce sujet que j’avais écrit en collaboration avec une psychothérapeute et je me suis dit qu’il pouvait être utile de le partager !

Le sentiment de culpabilité est-il incontournable ?

Il est naturel d’éprouver de la culpabilité. En revanche, nous ne sommes pas tous égaux face à ce sentiment. Certaines personnes culpabilisent beaucoup et souvent, voire ont la sensation de le faire pour tout et n’importe quoi, alors que d’autres en souffrent peu. Seuls les psychopathes ne culpabilisent jamais.

Pourquoi culpabilisons-nous ?

La culpabilité est nécessaire à notre équilibre social : en nous empêchant de commettre des erreurs de conduite, elle préserve les rapports humains. Culpabiliser nous permet de savoir si notre comportement est suffisamment adapté à l’autre : « Ai-je été juste ? », « L’ai-je blessé ? ».

Que révèle-t-elle ?

La culpabilité est souvent l’expression d’un tiraillement entre plusieurs choix contradictoires. « J’aimerais aller chercher mon enfant à l’école pour l’aider avec son devoir de math, mais je laisse alors tout le travail à mon collègue. » Si nous choisissons en fonction des attentes d’une tierce personne, nous nous retrouvons confrontés à un malaise. En revanche, si nous identifions notre désir profond, nous allons pouvoir davantage l’assumer. La culpabilité nous conduit, compte tenu de la douleur qu’elle nous fait éprouver, à nous poser des questions et nous ramène à ce qui est essentiel pour nous-même, en nous permettant d’assumer courageusement ce qui a du sens et de la valeur pour nous.

Comment moins culpabiliser ?

Il est impossible d’échapper à ses émotions : apprivoiser sa culpabilité implique d’apprendre à assumer pleinement ses choix. Ce qui est parfois difficile, car nous avons peur de déplaire, de mal faire… Il faut donc être courageux pour oser entendre ce qui est important pour soi et assumer ses propres désirs. Ce qu’il est important d’entendre dans la culpabilité, c’est précisément l’inconfort et la douleur qu’elle engendre. Mais c’est justement cette douleur nous invite à être plus juste avec nous-même.

Quels sont les outils à mettre en place ?

Vous pouvez commencer par utiliser plus souvent le « je » et l’assumer pour donner du sens à vos choix : « je pense », « je crois »… Pour certaines personnes, adopter cette façon de parler de soi peut déjà représenter un véritable soulagement. Utiliser des formulations affirmatives, en préférant les « je peux » et autres « je désire » aux « j’aurais dû » ou « je devrais » est également bénéfique. Il faut avoir la volonté de se distinguer de l’autre et de revenir à ses propres ressources et à son identité personnelle.

 

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© kaboompics – Pixabay

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